Co-auteurs : Tamara Ben Ari, Olivier Berné, Emmanuelle Perez Tisserant
(éditions SEUIL, 2026, 19€)

Ce livre est un cri d’alarme. La recherche scientifique subit actuellement des attaques qui mettent son existence en péril, principalement aux USA, et dans une moindre mesure en France. Dans sa préface, la climatologue Valérie Masson-Delmotte cite cette pensée pénétrante d’Hannah Arendt :
« Quand tout le monde vous ment en permanence, […], plus personne ne croit rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion […].Et l’on peut faire ce que l’on veut d’un tel peuple »
Voici pourquoi une science libre, qui a pour mission de ne pas mentir, est l’ennemi des régimes autoritaires. Les trois auteurs, Tamara Ben Ari, Olivier Berné, et Emmanuelle Perez Tisserand, sont chercheurs respectivement en environnement, en astrophysique et en histoire. Ils comparent la situation actuelle avec celle du fameux roman 1984 de George Orwell, dans lequel Big Brother acquiert le contrôle total du peuple avec quelques lignes d’action simples et éprouvées : négation de la vérité, réécriture du passé, appauvrissement du langage, le tout au nom de la liberté. Le « moment orwellien » correspond au glissement d’une démocratie vers un autoritarisme assumé. L’ouvrage se divise en trois parties intitulées : « affaiblir la science », « en finir avec la vérité », « refaire d’Orwell une fiction ».
La première partie est d’abord consacrée à la recherche française, affaiblie, selon les auteurs par l’introduction de la sélection et de la compétition. Un chapitre est aussi consacré au récent feuilleton de la loi Duplomb qualifiée de « déni de science ».
Mais la science est aussi fragilisée lorsque ses résultats sont contestés. Souvent de façon organisée avec la mise en place progressive d’un « doute ». Un processus bien analysé dans un livre américain Les marchands de doute 1 devenu une référence. L’industrie du tabac inaugure la série dans les années 60, en contestant le lien du tabac avec le cancer du poumon. Puis viennent les controverses organisées sur les pluies acides, le trou dans la couche d’ozone, le climat, les pesticides, les vaccins. Les ingrédients de la fabrique du doute restent les mêmes : on conteste certaines données, on amplifie des controverses marginales, on demande des études alternatives, on convainc des personnalités charismatiques parfois scientifiques de témoigner, on établit un réseau de vulgarisateurs, blogueurs, influenceurs, on organise des débats. C’est ainsi qu’une petite minorité parvient à instiller un doute dans le grand public malgré un consensus de 95% des spécialistes du sujet.
La deuxième partie du livre décrit la phase beaucoup plus radicale, qui vient de surgir aux USA avec le second mandat de D. Trump. La diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux est désormais facilitée. Toutes les recherches sur le climat sont terminées, y compris les missions spatiales de mesures et d’observations. Un rapport officiel de 140 pages est émis, qui minimise les émissions des gaz à effet de serre : il contient pas moins de « centaines d’erreurs ou de fausses informations » selon un contre-rapport écrit par 85 scientifiques. Les échanges avec l’étranger doivent désormais être documentés. Certains mots sont interdits dans les documents fédéraux. Un sentiment général domine chez les chercheurs : la peur.
Dans le domaine de la santé, le mouvement MAHA2 regroupe militants anti-vaccin et critiques de l’industrie pharmaceutique. Sans aucune preuve, le ministre R. Kennedy Jr, prétend, qu’il y a un lien entre le paracétamol et l’autisme, et doute de l’efficacité du vaccin de la rougeole. Le responsable de la supervision des vaccins, P.Marks, démissionne et accuse : « il est devenu clair que la vérité et la transparence ne sont pas désirées par le ministre, mais qu’il souhaite au contraire une confirmation servile de ses fausses informations et mensonges ». La Directrice du Centre du contrôle des maladies (CDC) 3 allègue avoir été congédiée pour « avoir tenu la ligne de l’intégrité scientifique ».
Ces mesures et positions anti-scientifiques n’arrivent pas par hasard. Il existe aux USA nombre de mouvements idéologiques « libertariens » qui veulent réduire le rôle de l’état à presque zéro, casser le système universitaire (qui fait pourtant l’admiration du monde entier !), et réécrire l’histoire. Des programmes sont élaborés dans des think tanks, des congrès, des instituts de formation et un réseau mondial (Atlas) qui a ses relais en France. J.D.Vance est issu de cette mouvance et annonce : « Les universités sont l’ennemi » (2021) Un exemple : Le mouvement Dark Enlightment (Lumières sombres, en réaction aux valeurs des Lumières) est explicitement antidémocratique, inégalitaire, obscurantiste, et prône la suppression totales des universités.
Dans la troisième partie du livre, les auteurs sonnent le signal de la révolte, et du refus d’une neutralité de façade. Quelques actions sont en cours en France: bâtir un système numérique pour la sauvegarde des données climatiques en péril. ; construire des réseaux de solidarité, comme le mouvement Stand Up for science que les auteurs ont contribué à former. Mais c’est sur le plan politique que les actions seront les plus efficaces, et permettront de « refaire d’Orwell une fiction ». Paradoxalement, les auteurs souhaitent ne pas faire valoir les bienfaits de la science pour la défendre. Par ailleurs, ils reconnaissent (timidement) « une forme de supériorité des connaissances scientifiques » mais affirment plus loin que les scientifiques ne sont pas les « dépositaires d’une vérité supérieure ». Une ambiguïté amplifiée par leur référence au philosophe Bruno Latour, chantre du relativisme scientifique. Ce discours timoré parait peu compatible avec une défense fière et forte la science, au niveau politique. Enfin, on peut regretter que nos voisins européens soient totalement absents de cette étude.
Malgré ces quelques réserves, cet ouvrage est d’un grand intérêt. Il est factuel, précis et bien documenté. Il est important pour quiconque veut comprendre les menaces qui pèsent sur la science, et par ricochet sur la démocratie.
Pierre Potier
1. The Merchants of Doubt Naomi Oreskes et Erik Conway Bloomsbury Press 2010; traduit en français par J.Treiner, Les Marchands de doute, Ed. Le Pommier 2012
2. MAHA : Make America Healthy Again
3. CDC: Center for Disease Control
Cet événement s'inscrit dans un cycle de webinaires « Matériaux » coorganisé par la FFM et l’AFAS.
Jeudi 23 avril 2026 à 13h en visioconférence Zoom.

Avec Anne BOOS – ECPM, Université de Strasbourg
Audrey HERTZ – CEA/ISEC, Université de Montpellier
Modérateurs : Sylvie Lartigue, Jean-Paul Itié FFM, AFAS
L’exposé aura pour objectif de décrire les matériaux utilisés pour la décontamination des effluents avant leur rejet vers l’environnement ou pour la récupération des métaux dits stratégiques dans l’économie circulaire. Si les résines polymériques sont déjà très implantées dans des systèmes à l’échelle industrielle et répondent aux besoins de nombreuses applications, des matériaux inorganiques sont également à l’étude du fait des avantages qu’ils peuvent présenter tels que leur résistance mécanique accrue, l’absence de gonflement, leur relative stabilité chimique et leur origine parfois biosourcée et plus durable. Nous présenterons la diversité des matériaux candidats et illustreront leurs applications par des exemples.
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Anne BOOS – Université de Strasbourg
Anne Boos est maîtresse de conférences à l’Ecole européenne de Chimie, Polymères, Matériaux (ECPM) de l’Université de Strasbourg depuis 1993.Elle exerce ses activités de recherches au sein de l’équipe RePSeM de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, UMR7178). Ses travaux portent notamment sur le développement de supports solides pour l’extraction des métaux dans le cadre de l’économie circulaire ou de la dépollution. Elle s’intéresse plus particulièrement aux silices mésoporeuses, matériaux à porosité élevée et organisée facilitant les échanges avec les milieux aqueux, fonctionnalisées par des ligands selon différentes voies pour apporter capacité et sélectivité : encapsulation au cours de la synthèse de la silice, imprégnation ou greffage post-synthèse. L’étude des mécanismes réactionnels montre que les espèces formées au sein des matériaux au cours de l’extraction peuvent être particulièrement complexes et dépendent du mode de fonctionnalisation. Plus récemment, l’équipe étudie différentes voies de mise en forme des silices utilisant des biopolymères ou des liants pour une utilisation en milieux réels ou dans des systèmes continus.
Audrey HERTZ – CEA/ISEC
Directrice de Recherche CEA-ISEC depuis 2025 au sein du laboratoire des procédés supercritiques et de décontamination (LPSD), France.
Les activités de recherche d’Audrey Hertz sont consacrées à la synthèse et la mise en forme de matériaux minéraux nano-structurés (oxydes céramiques, cermets, zéolithes…), ainsi qu’aux caractérisations associées et à l’évaluation de leurs propriétés d’usage. Depuis sa thèse de doctorat, en 2006, elle s’est investie dans le développement des procédés d’élaboration de matériaux texturés, notamment en milieux CO2 supercritique et hydrothermaux, pour des applications variées telles que la (photo)-catalyse, les piles à combustibles, l’électrolyse haute température, la séparation membranaire et la conversion du CO2 en molécules durables.
A partir de 2011, puis plus largement après 2015, ses thématiques de recherches se sont focalisées sur l’élaboration d’adsorbants minéraux, principalement par voie CO2 supercritique et hydrothermale, pour le traitement d’effluents radioactifs, à travers : l’étude des voies de synthèse et de mise en forme ; la compréhension des mécanismes de sorption ; l’optimisation des propriétés d’usage via la maitrise des caractéristiques matériaux (composition, structure, microstructure/porosité).
(Antoine Balzeau et Tiphaine Derrey)
(Belin, 20 €)

Étudier le cerveau des humains préhistoriques alors que celui-ci ne se fossilise pas : un défi qui semble impossible. C’est pourtant celui qu’ont tenté de relever Antoine Balzeau et son équipe avec le projet PaleoBRAIN, une aventure relatée dans cet ouvrage illustré par Tiphaine Derrey. Le chercheur revient sur les coulisses du projet, une aventure scientifique visant à comprendre les empreintes laissées par le cerveau sur la surface interne du crâne pour reconstituer les cerveaux des humains disparus.
« Ressuscitons et faisons parler le cerveau des humains préhistoriques » : tel est l’objectif ambitieux du projet PaleoBRAIN, coordonné par Antoine Balzeau, et dont ce livre raconte le déroulement. Paléoanthropologue au CNRS et au MNHN, spécialiste de l’étude de la structure de crânes fossiles par des techniques d’imagerie, l’auteur dédie plus particulièrement ses recherches à l’endocrâne, un ensemble d’empreintes laissées sur la surface interne du crâne par les reliefs et les dépressions du cerveau. L’originalité de PaleoBRAIN repose sur son approche : pour mieux interpréter les endocrânes fossiles, il faut d’abord comprendre leur lien avec la morphologie et le fonctionnement du cerveau à partir de sujets vivants.
Très engagé dans la médiation scientifique, Antoine Balzeau n’en est pas à son coup d’essai et aime varier les formats : il est déjà à l’origine d’une BD et d’un livre jeunesse sur l’Homme de Néandertal, ou encore d’un escape game autour du fossile de l’humain de Florès. Dans ce dernier ouvrage, il livre une description particulièrement précise du quotidien d’un chercheur et du déroulement d’un projet scientifique, de sa conception à l’interprétation des premiers résultats, sans omettre les écueils les plus concrets, comme les difficultés de financements ou les obstacles techniques. Cette immersion doit beaucoup aux illustrations variées de Tiphaine Derrey : on découvre ainsi le vaste bureau de l’auteur au Musée de l’Homme et sa vue imprenable sur la tour Eiffel ; on y observe les chercheurs et chercheuses face à leurs instruments, du microtomographe au logiciel Brain Visa ; on y rencontre les 75 participants volontaires du projet, engoncés dans le tube exigu de l’IRM, ou en prise avec les tests ludiques conçus par l’équipe pour étudier le lien entre endocrâne et latéralité.
L’auteur relate les principaux enseignements du projet concernant les spécificités anatomiques des cerveaux de différents hominines, mais se montre plus avare sur le sujet du fonctionnement du cerveau des humains préhistoriques. C’est justement l’objet de la suite du projet, qui a obtenu un financement pour quatre années supplémentaires à compter de mars 2026. De quoi espérer un deuxième tome en 2030 !
Par Louis Mc Dougall

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Amélie Vialet et Emma Baus
(Albin Michel, 24.90 €)

Qui était cet Homme, ancêtre probable de Néandertal, qui a réussi à vivre dans une Europe froide sans maîtriser le feu il y a plus de 500 000 ans ? À quoi ressemblait-il ? Pratiquait-il l’art ? Ce sont toutes ces questions et bien d’autres encore auxquelles ce livre répond, en décortiquant point par point tous les indices laissés par Homo heidelbergensis, tous les os, tous les fragments associés et retrouvés dans la Caune de l’Arago (Tautavel, Pyrénées-Orientales). Une épopée magnifiquement illustrée et émouvante sur l’aube de notre humanité.
Emma Baus a écrit et réalisé une vingtaine de documentaires pour la télévision tournant autour de la nature et des sciences. Amélie Vialet est paléoanthropologue. Les deux ont coécrit ce livre qui vient compléter un documentaire diffusé par Arte et intitulé Tautavel – Vivre en Europe avant Néandertal.
Le livre est magnifiquement illustré de très belles photographies, de dessins et d’images de reconstitution 3D des crânes, des visages, des os…
L’histoire que nous racontent les deux autrices reconstitue l’environnement complet de l’homme de Tautavel (Homo heidelbergensis), de la découverte de la grotte, à son portrait, ses conditions de vie, ses outils, ses proies, etc. Elles évoquent aussi ses capacités à parler et elles interrogent sur les fondements même de l’humanité, sur nos croyances et nos pratiques les plus ancestrales : la pratique du cannibalisme, la possibilité de rites mortuaires et la preuve d’altruisme, avec la découverte du crâne d’une fillette âgée de 9 à 11 ans souffrant d’une pathologie grave (la craniosynostose) qui la rendait complètement dépendante des autres membres du groupe.
Cette épopée se lit quasiment comme un roman policier, les autrices exposant comment les technologies les plus récentes utilisées décryptent et apportent des preuves de vie, de comportement. Le travail des paléoanthropologues est présenté de façon simple mais précise, dans toute sa complexité d’interprétation et les nombreuses interrogations qui subsistent ne sont pas du tout masquées mais au contraire contribuent à enrichir la réflexion du lecteur.
Petit à petit, cet ancêtre de Néandertal, qui vécut en Europe entre environ 700 000 et 300 000 ans avant le présent, nous devient plus familier et concret.
Son livre se lit donc comme une petite pépite, à déguster tranquillement, de préférence, installé à côté d’une rivière…
Par Valérie Boutin

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Bill François
(Albin Michel, 20.90 €)

Ce livre a comme sous-titre Confidences du peuple des rivières. Tout un programme ! Il fourmille de petites anecdotes naturalistes sur tous les habitants des rivières, dans le monde entier. L’auteur parle des mœurs des habitants aquatiques, de préservation d’espèces, de coutumes ancestrales, mais aussi de pollution, de bétonisation, de changement climatique… Une lecture pas si légère que cela et qui donne à réfléchir.
Bill François, ancien élève de l’École normale supérieure, a déjà publié plusieurs livres naturalistes ayant connu un beau succès, comme Les Génies des Mers, Le Plus Grand Menu du Monde et L’Éloquence de la Sardine. Celui-ci connaîtra probablement le même sort ! L’ouvrage traite de la vie dans les rivières et les fleuves et apporte une foison d’anecdotes sur les animaux, petits et grands qui les peuplent. Chaque chapitre débute par un petit aperçu de quelques moments de la vie de deux truites, Fario et Trutta, depuis leur éclosion jusqu’à leur fin. Puis, les chapitres détaillent l’un des aspects de leur vie en digressant sur d’autres animaux. L’auteur a réalisé quelques croquis qui parsèment les pages. Un flashcode au tout début apporte des images, des vidéos et des ressources documentaires complémentaires. C’est peut-être le seul bémol de ce livre. Le lecteur n’a pas forcément envie de prendre son téléphone ou son ordinateur avec lui quand il lit un livre papier, ni de passer de la page imprimée à l’écran pour compléter sa lecture. Il peut donc se sentir un peu frustré de ne pas avoir les informations disponibles sur la page directement.
Toutefois, le titre a un parfum de mystère, et il perdure longtemps avec cette histoire de perroquet : ce n’est certes pas le premier animal auquel on pense quand on doit citer des habitants des rivières… Ce mystère se résout à la fin du livre où l’on découvre comment la vie de certains perroquets est intimement associée à la vie de la rivière !
En tout cas, Bill François est passionné par les animaux aquatiques et il est passionnant. Ses histoires sur les deux silures du bras du Pont Marie, tailladés par les hélices des bateaux, ainsi que sur les bancs de gardons et de brochets du canal Saint-Martin ou encore sur tous les autres habitants de la Seine, donnent à voir un Paris bien différent de celui des cartes postales.
Son livre se lit donc comme une petite pépite, à déguster tranquillement, de préférence, installé à côté d’une rivière…
Par Valérie Boutin

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(Valérie Boutin, Audrey Proust et Jean-François Bonello)
(ULMER, 24 €)

Peut-être êtes-vous incollable sur les techniques de chasse des lions ou sur les parades nuptiales des paradisiers, mais connaissez-vous aussi bien la vie qui fourmille tout près de vous, dans votre jardin ? Non ? Alors ce livre va vous aider à mieux connaître vos voisins !
Nul besoin d’aller au zoo ou dans un parc botanique pour s’émerveiller devant la biodiversité. Il suffit de sortir… dans son jardin ! C’est à la contemplation de la biodiversité ordinaire que nous invitent les auteurs de ce livre, Valérie Boutin, Audrey Proust et Jean-François Bonello, tous trois professeurs agrégés de SVT et par ailleurs contributeurs à Planet-Vie.
Si vous avez un jardin, vous avez forcément déjà croisé au moins les trois quarts du casting de ce livre, qu’il s’agisse du lierre, des orties, des merles, des gendarmes, des frelons ou encore des musaraignes ! Rien que du très commun donc, que des yeux trop habitués ou pas assez attentifs ne voient pas ou plus. Pourtant, une simple pelouse recèle une vie aux adaptations et aux propriétés fascinantes !
Chaque acteur de cette vie ordinaire est présenté en deux à quatre pages. Des photographies et de belles aquarelles permettent de tout de suite cerner la star de la chronique. Le texte présente plusieurs éléments de sa biologie : nutrition, reproduction, adaptations au milieu ou encore relations aux autres espèces… Ces éléments, classiques, sont complétés par des informations originales issues de travaux de recherche récents.
Une lecture à l’issue de laquelle, sans doute, vous prêterez un peu plus attention aux trèfles et aux pissenlits la prochaine fois qu’il faudra tondre la pelouse!

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« L'invité du jeudi »
Jeudi 16 avril 2026 à 18h30 en visioconférence Teams

Avec Éric Van Hullebusch, spécialiste en biogéochimie et bioprocédés appliqués à l’environnement
Les villes constituent des réservoirs de métaux souvent sous-exploités, présents dans les déchets électroniques, les appareils usagés et les résidus industriels. Ces « mines urbaines » offrent un potentiel significatif pour satisfaire la demande croissante en métaux tout en limitant l’impact environnemental associé à l’extraction primaire.
Éric Van Hullebusch, spécialiste en biogéochimie et bioprocédés appliqués à l’environnement, présentera les approches biométallurgiques innovantes permettant la récupération sélective et efficace de ces métaux. L’utilisation de micro-organismes et de procédés biologiques avancés permet de valoriser les déchets urbains en ressources réutilisables tout en réduisant l’empreinte écologique des processus métallurgiques.
Cette intervention mettra en lumière le rôle des biotechnologies dans la réduction de la dépendance aux ressources minérales primaires et dans le développement d’une économie circulaire durable.
Éric Van Hullebusch est Professeur des universités, Université Paris Cité et titulaire de la chaire Biométallurgie pour les métaux critiques, Atrium des géosciences, Institut de physique du globe de Paris.
Inscription préalable obligatoire, pour obtenir le lien informatique de la visioconférence
L'invité du jeudi
Rendez-vous mensuel en visioconférence, qui a pour objet d’alimenter la curiosité scientifique et technique des participants, de s'interroger sur de grands enjeux de société et de débattre collectivement des évolutions en cours.
Animées par des experts passionnés de leur domaine d’intervention, les conférences traitent de sujets d’actualité mais en prenant le recul nécessaire. Elles sont suivies d'échanges avec un grand témoin et le public.
Un jeudi par mois, de 18h30 à 20h, en visioconférence via l'application Teams
Inscription préalable obligatoire, pour obtenir le lien informatique de la visioconférence
En partenariat avec le Cnam Bretagne
REPLAY de la conférence ici

Les intervenants :
Marc-André Selosse : professeur du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris et à l’Université de Gdansk (Pologne) où il dirige des équipes de recherche, il est chargé de cours à l’Ecole Normale Supérieure, Science-Po et HEC.
Emmanuelle Bocandé : docteur en médecine et titulaire d’un DU de journalisme médical, elle est directrice médicale du Laboratoire PiLeJe et contribue au développement d’études cliniques.
La modératrice : Marie-Cécile Chauveau-Selosse : ingénieure des Ponts et Chaussées, directrice du développement et de la communication au sein de l’école d’ingénieurs ESAIP d’Angers.
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Cette conférence s’inscrit dans une approche écologique, économique et systémique, destinée à un large public avide de connaissances, de dirigeants, d’ingénieurs et de scientifiques, et propose de penser la santé humaine dans la continuité des dynamiques biologiques observées dans les agrosystèmes. Les mécanismes de diversité microbienne, de symbiose, de résilience et d’adaptation, bien documentés en agriculture et en écologie, trouvent des équivalents fonctionnels au sein du microbiote humain, soulignant un continuum entre santé des sols, des plantes et des individus.
La première partie posera les bases conceptuelles du vivant comme outil technologique et biologique, en montrant comment l’agriculture et les microbiotes constituent des leviers majeurs mais encore insuffisamment intégrés dans les modèles dominants. La seconde partie abordera les enjeux médicaux, industriels et réglementaires liés à la modulation des microbiotes humains, en particulier dans le contexte des compléments alimentaires, en s’appuyant sur l’état de l’art scientifique, les contraintes de validation, de stabilité et de viabilité des souches, ainsi que sur les enseignements issus de la recherche et de la littérature spécialisée.
Une place importante sera accordée aux échanges avec le public et la modératrice, afin de discuter des limites, des biais cognitifs, des attentes sociétales et des pistes d’action concrètes, à l’interface entre biologie du vivant, industrie et santé publique.
Cette conférence vise ainsi à contribuer à une réflexion collective sur la santé comme propriété émergente de systèmes biologiques complexes, et sur la manière dont les ingénieurs peuvent s’appuyer sur le vivant — plutôt que le contraindre — pour concevoir des solutions durables.
Cycle de conférences
Pour le Développement des Sciences et de l'Innovation (PDSI) au service des transitions
Rencontres d’information scientifique et technologique, à visée pédagogique et didactique, autour d’un scientifique et d’un acteur socio-économique, qui présentent une thématique à travers leurs connaissances et leurs expériences, contribuant à décrypter et présenter des solutions répondant aux enjeux de transition économique, sociétale, technologique, numérique et/ou environnementale.
Partenariat : AFAS – Société d'encouragement pour l'industrie nationale – Société des ingénieurs et scientifiques de France (Ile-de-France)
Avec le soutien d'EcoLearn, MR21, e5t, BNI Saint-Germain-des-Prés, Pariscience, Cnes, CNRS, ABG
Conférence Un livre, une rencontre, dans le cadre des « jeudi du Cnam »
REPLAY ICI (clique droit puis ouvrir dans un nouvel onglet)

Les Messages de l'ARN de Patrice Debré
Pour expliquer l'ARN, ce livre remet en perspective les découvertes récentes et les replace dans la grande aventure de la biologie moléculaire du XXe siècle, de la découverte de l'ADN à la production toute récente de vaccins et de médicaments utilisant l'ARN messager.
Patrice Debré est Professeur d'immunologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie et ancien Chef du service d’Immunologie de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages de biologie.
Entrée gratuite sur inscription et/ou dans la limite des places disponibles : ICI
Les jeudi du Cnam
Partenaires de longue date pour la diffusion des savoirs, le Cnam et l'AFAS proposent en 2026 une série de rencontres autour d'un ouvrage et son auteur/autrice. Objectif : rendre l'actualité des sciences accessible à toutes et tous.
À l’issue de chaque conférence, le public sera invité à dialoguer avec les intervenants et à poser ses questions.
Le jeudi, de 18h30 à 20h, au Cnam
Entrée gratuite sur inscription et/ou dans la limite des places disponibles.
Conférence-débat
Jeudi 2 avril 2026 à 14h30 à l'Institut Curie, Paris

Avec
Carole Philippe et Jean-Baptiste Maranci, praticiens hospitaliers à l'Unité des Pathologies du Sommeil de l'hopital Pitié-Salpétrière
Conférence-débat à l'Institut Curie (amphithéâtre Hélène Martel-Massignac)
11-13 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris
Entrée gratuite, sur inscription préalable obligatoire (via le formulaire de contact ou à afas@afas.fr).
Organisée par Chercheurs Toujours - Association française des chercheurs seniors, en partenariat avec l'AFAS







