Par LE PAPE XIV

Le pape, dans son encyclique récemment publiée, vante les vertus de la connaissance, c’est-
à-dire de ses acquis successifs, de ses progrès, de ses méthodes, de ses effets sur les individus
et les sociétés, de sa transmission de généraons en généraons. Autrement dit il vante les
vertus de la science. Cela jusfie que la présente note de lecture ait sa place parmi les notes
de lecture de l’Afas.
Voici deux citations à l’appui de ce constat :
« 24. Nourrie par ce dialogue fécond entre l’Évangile et les savoirs humains, l’Église a progressivement approfondi sa Doctrine sociale, faisant mûrir au fil du temps un patrimoine de sagesse doté d’une cohérence théologique et anthropologique enracinée dans la vision chrétienne de la personne. »
« 25. La compréhension de la vérité, comme un don à partager et non comme une possession à revendiquer. »
La tâche du pape n’est pas aisée.
Il y a plusieurs raisons à cela.
L’une de ces raisons est que, justement, il est pape et que, par la force des choses, il emploie un langage qui, bien que se voulant à valeur universelle, peut rebuter athées et rationalistes purs et durs. Il parle de dieu en effet, du dieu des Chrétiens, comment pourrait-il en être autrement ? Or qui est-il, ou qu’est-il, ce dieu créateur de toutes choses pour ceux qui ne croient pas en lui ? En première approximation, il n’est pas autre chose que la force téléonomique que Jacques Monod cherche à décrire dans Le hasard et la nécessité. Disons-le ainsi : il y a eu un commencement, il y a une évolution, les choses sont ce qu’elles sont… et nous ne savons pas pourquoi, et cela, que l’on personnifie ou non ce mystère, que l’on divinise ou non ce pourquoi sans réponse, n’interdit pas de réfléchir, tous, ensemble, aux causes et aux effets observables.
Une autre de ces raisons est que son domaine est l’anthropologie et que l’anthropologie, science humaine par excellence, ne fait pas partie des sciences dites « dures ». Son objet n’étant pas l’étude de corps inertes mais l’étude des êtres humains, l’objectivité du sujet observant est mise à rude épreuve. Il est d’autant plus important de faire cet effort d’objectivité auquel invite Magnifica Humanitas.
Une autre encore vient de la nécessaire humilité, indispensable à l’élaboration du savoir. Comment être pape, successeur de Pierre, chef d’une église qui compte près d’un milliard et demi de fidèles et, à la fois, être humble ? Léon y répond, et même s’il utilise à diverses reprises le « je », et même s’il assume certaines des fautes commises par l’Eglise au cours de l’Histoire, en se plaçant systématiquement dans la lignée de ses prédécesseurs, très abondamment cités, ainsi bien sûr que dans la lignée des textes bibliques, très abondamment cités aussi.
Une autre est l’idée-même de vérité qui, dans ce qu’elle a d’absolu, n’a pas bonne presse de nos jours, où opinions et certitudes tiennent lieu trop souvent de vérité et où chacun d’ailleurs, aveugle sur lui-même, est si prompt à accuser autrui de croire détenir, lui, la vérité. Le pape y répond par une jolie formule, voir ci-dessus : la vérité est un don à partager, pas un bien à revendiquer.
Une autre enfin vient de ce que son propos peut être lu comme un tissu de lieux communs pleins de bonnes intentions, comme une longue litanie moralisante de recommandations qui n’engagent que leur auteur… Il serait dommage de se limiter à une telle lecture.
Dès la première ligne de son encyclique le pape mentionne deux récits bibliques, celui de la tour de Babel dans la Genèse et celui de la reconstruction de Jérusalem dans le livre de Néhémie.
La tour de Babel est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire, à savoir se laisser guider par l’orgueil et se croire capable de réalisations surhumaines, extravagantes, démesurées, impossibles.
À l’opposé, la reconstruction, pierre après pierre, avec la participation de tous, de la maison humaine commune est l’exemple à suivre.
Cette alternative, Babel ou Néhémie, est présente en filigrane d’un bout à l’autre du texte. Soit l’orgueil de la foule guidée par quelques-uns, l’inévitable effondrement, le retour à la barbarie dans son flot de larmes et de sang, soit tout au contraire la modeste et opiniâtre participation de tous à une construction pérenne, solide, à échelle humaine. Le pape, par ces images venues de loin et dont l’actualité renforce la pertinence, nous montre le choix devant lequel nous sommes, tous et chacun, placés. Il insiste sur le « tous et chacun » et nous met tous, lui compris, devant nos responsabilités : que nous soyons nations, ou communautés, grandes ou petites, ou églises, ou autres institutions, ou associations, ou simples individus, la responsabilité est nôtre.
La si nouvelle et tellement toute-puissante IA est, comme on sait, au cœur de l’encyclique Magnifica Humanitas. Elle y est abordée comme toute technique toujours devrait l’être : en cherchant en elle, non pas d’abord l’efficacité et le profit, mais ce qu’elle peut apporter à l’humanité et à la dignité humaine.Deux citations pour conclure, en espérant avoir, par ce rapide aperçu, donner envie de lire et méditer, sur un sujet essentiel, ce long texte papal très riche et très rigoureusement construit :
« 233. Aucun système de calcul, aussi sophistiqué soit-il, ne génère un cœur qui se donne, ni une conscience qui discerne le bien. Même lorsque les machines excellent en efficacité, le centre de l’histoire reste un visage humain qui demande à être regardé. Ce visage humain est la plénitude vers laquelle l’histoire avance. »
« 238. Éduquer les nouvelles générations à croire que l’évolution des technologies ne suit pas un parcours inévitable, mais peut être orientée par la responsabilité personnelle et collective, constitue l’un des services les plus précieux au bien commune".
Denis Monod-Broca
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Par Marc Lachièze-Rey
(DUNOD, 21.90 €)

Depuis son élaboration relativement récente (environ deux siècles), aucun domaine de la physique n’échappe au concept d’énergie. Au-delà de ses applications scientifiques, l’énergie a largement envahi la sphère publique. Pas un jour ne passe sans que l’actualité nous rappelle notre entière dépendance à l’énergie : risques de pénurie, choix des modes de production de l’énergie électrique, impacts environnementaux. Elle est également au centre de notre vie privée : choix de notre mode de déplacement, de notre mode de chauffage.
Au-delà de cette perception commune de l’énergie, le professeur Lachièze-Rey se propose d’en analyser les propriétés fondamentales. Au fond qu’est-ce que l’énergie ? Son exploration couvre les trois domaines de la physique moderne: physique classique d’abord, la plus familière à nos sens, puis les théories relativistes d’Einstein où gravitation et énergie se conjuguent, et enfin le domaine de l’infiniment petit, gouverné par les théories de la physique quantique.
Dès le 17ème siècle des machines exploitant la vapeur avaient été conçues. Le physicien Denis Papin (1647-1713) fut un précurseur, suivi par le pasteur Thomas Newcomen constructeur de la première machine industrielle en 1712. Comment transformer efficacement de la chaleur issue d’une ‘’source chaude’’ en travail utilisable ? Telle était la question que se posaient les physiciens au début du 19ème siècle. Les échanges entre chaleur et travail sont à l’origine de la thermodynamique. Le physicien Sadi Carnot (1796-1832) jette les bases de cette nouvelle discipline. William Thomson (1824- 1907 anobli Lord Kelvin) s’appuyant sur les travaux de Joule, énoncera la formulation des deux principes. Il en attribua la paternité à Joule, Carnot et au physicien Claudius (1822-1888).
Premier principe : l’énergie ne peut être ni créée ni détruite ; elle ne peut que changer de forme. Dans tout processus il y a autant d’énergie à la fin qu‘au début, mais sa valeur absolue n’est pas précisée, car on ne traite ici que des variations d’énergie. L’énergie intervient dans tous les échanges. Ainsi pour maintenir le travail du métabolisme, notre organisme absorbe l’énergie contenue dans les végétaux, eux-mêmes chargés d’énergie acquise par la photosynthèse des rayons du Soleil, seule et unique source d’énergie de la vie sur Terre.
Le second principe est analysé sous l’angle de l’entropie. Identifiée par Claudius en 1865, cette grandeur est difficile à interpréter. On se bornera ici à ne citer que deux corolaires du second principe : i) la variation d’entropie d’un système isolé ne peut être négative et conséquemment la chaleur ne peut être transférée que d’un corps chaud à un corps froid ; ii) inexistence du mouvement perpétuel. La thermodynamique et le concept d’entropie réapparaitront en trame de fond dans la suite du livre, montrant l’importance que leur accorde l’auteur.Anticipant sur la prochaine section qui établit l’identité entre masse et énergie, on retiendra que c’est la fraction utilisable de l’énergie d’un objet qui est évoquée dans le langage courant. Elle est infime par rapport à la masse de l’objet : à masse égale, elle est de quelques millionièmes pour l’uranium, de quelques milliardièmes pour le pétrole, nulle pour des gravats.
Changement d’échelle au chapitre 3 : l’énergie y est analysée à la lumière des théories relativistes. Un objet perd de la masse quand il émet de l’énergie. Cette constatation est à l’origine de l’équation d’Einstein E = mc2 ou, dans sa version débarrassée de c (facteur de conversion d’unités), E = m. Le statut de l’énergie semble définitivement scellé : masse et énergie se confondent (ce qui permet aux physiciens d’exprimer la masse d’une particule en unité d’énergie : 1 GeV pour le proton). Issue de la théorie de la relativité restreinte, c’est la théorie de la relativité générale qui donne son sens le plus profond à cette relation par le fait que masse et énergie produisent les mêmes effets gravitationnels ou encore, comme l’énergie, que la masse varie avec le mouvement.Dans le monde relativiste, l’énergie perd son caractère absolu : elle devient dépendante de l’observateur et de la gravitation. Elle ne peut-être isolée de l’espace et du temps. Elle y est formulée comme un objet mathématique: le quadrimoment. La loi de conservation de l’énergie devient alors la conservation du quadrimoment- énergie.
Le chapitre 4 développe amplement le rôle de la gravitation dans le cosmos. Les phénomènes les plus violents connus dans l’univers, telles les explosions de super nova ou la fusion de trous noirs s’analysent en termes de transformation ou de transferts d’énergie. Thermodynamique et entropie des trous noirs y sont traités pour poser les bases d’une thermodynamique gravitationnelle, qualifiée de discipline en devenir.Le chapitre 5 est une revue exhaustive de l’état des connaissances en physique quantique. A l’origine de la théorie : la quantification de l’énergie mise en évidence par Plank en 1900, confirmée par Einstein en 1905. Elle est consacrée par la formule E = hn. Les étrangetés de la physique quantique y sont revisitées sous l’angle de l’énergie, pour aboutir à la nécessité d’une thermodynamique quantique en lien avec l’entropie et l’information quantique. S’en suit une exploration de la relation d’incertitude temps-énergie.Le chapitre 6 explore la question fondamentale de la gravité quantique. L’auteur s’y montre critique à l’égard des approches visant à résoudre les difficultés actuelles de la physique quantique, plutôt que de s’occuper du temps et de la gravitation qui seraient traités dans le cadre d’une nouvelle théorie de gravité quantique. La gravité quantique en boucle semble avoir la faveur de l’auteur.
D’une impressionnante densité d’informations scientifiques, le livre n’est pas d’un abord facile pour un lecteur étranger aux concepts qui y sont abordés, si ce n’est la partie portant sur la physique classique (70 pages sur 250). Par ses remises en question et ses propositions, l’auteur semble souvent s’adresser à la communauté des chercheurs en physique fondamentale. Toutefois une lecture patiente, facilitée par un style fluide et rigoureux, permettra au néophyte de découvrir les multiples facettes du concept d’énergie en même temps que les théories de la physique contemporaine.
Jean-Claude Richard
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« L'invité du jeudi »
Jeudi 28 mai 2026 à 18h en visioconférence Teams

Avec Yves Agid, Professeur émérite de neurologie et de biologie cellulaire
L’intelligence artificielle est capable de mémoriser d’immenses volumes de données, de résoudre des problèmes complexes, de produire des rapports et de s’adapter à des contextes variés. Autant de capacités que l’on associe habituellement à l’intelligence humaine. Mais l’IA peut-elle, comme nous, éprouver des émotions, imaginer, ou avoir conscience d’elle-même ? Pour répondre à ces questions, il est indispensable de comprendre d’abord comment fonctionne le cerveau humain. Or, les neurosciences commencent aujourd’hui à lever le voile sur ces mécanismes.
Yves Agid est Professeur émérite de neurologie et de biologie cellulaire, membre de l’académie des sciences et membre de l’ICM à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière.
Inscription préalable obligatoire, pour obtenir le lien informatique de la visioconférence
L'invité du jeudi
Rendez-vous mensuel en visioconférence, qui a pour objet d’alimenter la curiosité scientifique et technique des participants, de s'interroger sur de grands enjeux de société et de débattre collectivement des évolutions en cours.
Animées par des experts passionnés de leur domaine d’intervention, les conférences traitent de sujets d’actualité mais en prenant le recul nécessaire. Elles sont suivies d'échanges avec un grand témoin et le public.
Un jeudi par mois, de 18h30 à 20h, en visioconférence via l'application Teams
Inscription préalable obligatoire, pour obtenir le lien informatique de la visioconférence
En partenariat avec le Cnam Bretagne
Cet événement s'inscrit dans un cycle de webinaires « Matériaux» coorganisé par la FFM et l’AFAS
Jeudi 28 mai 2026 à 13h en visioconférence Zoom.

Avec Gerard L. VIGNOLES – LCTS, unité mixte CNRS/UB/CEA/Safran, Université de Bordeaux /
Thibaut LECOMPTE et Thibaut COLINART – Institut de Recherche Dupuy de Lôme (UMR CNRS 6027) Université Bretagne sud
Modérateurs : Sylvie Lartigue, Daniel Neuville FFM, AFAS
Les composites à matrice céramique (CMC) sont des matériaux originaux qui allient la bonne résistance mécanique à chaud des matériaux céramiques à la non-fragilité des matériaux composites à fibres longues. Légers, ayant des propriétés mécaniques exceptionnelles à des températures allant jusqu’à plus de 2000°C, ils sont devenus irremplaçables dans la technologie spatiale (propulsion des lanceurs, protection de rentrée atmosphérique) et sont en train de conquérir le domaine des turbomachines pour l’aéronautique. La technologie de vol hypersonique fait également appel à cette classe de matériaux. Cette conférence a pour but de présenter les principes de conception des CMC, leurs diverses familles avec les procédés associés, et d’aborder quelques défis scientifiques liés à leur développement : procédés, caractérisation, modélisation.
Analyse environnementale et comportement hygrothermique des matériaux à base de terre et de particules biosourcées. Les matériaux à base de terre crue et de particules biosourcées, tels que la terre allégée, le torchis ou la bauge, présentent des atouts incontestables en vue de la lutte contre le changement climatique, à la fois pour l’atténuation (faible énergie grise et stockage de carbone biogénique) et pour l’adaptation (inertie thermique, hygroscopicité, perspirence). L’exposé rappellera dans un premier temps ces atouts. Dans un second temps, un focus portera sur le comportement singulier de ces matériaux vis-à-vis de l’eau, de la mise en œuvre à la vie en usage en passant par la caractérisation des propriétés hygrothermiques.
Gerard L. VIGNOLES
Gerard L. Vignoles est Professeur à l’Université de Bordeaux. Il dirige le Laboratoire des Composites ThermoStructuraux (LCTS), unité mixte CNRS/UB/CEA/Safran, et le Groupement de Recherches « Composites à Matrice Céramique : Conception, Modélisation, Caractérisation » (« (CMC)2 »). Son activité est tournée vers les CMC, en particulier la modélisation multi-échelle appliquée à ces matériaux.
Thibaut LECOMPTE et Thibaut COLINART
Thibaut Lecompte et Thibaut Colinart sont enseignants-chercheurs à l’Institut de Recherche Dupuy de Lôme (UMR CNRS 6027), spécialistes des éco-matériaux et de l’éco-construction. Thibaut Lecompte travaille (1) sur les dépendances entre les paramètres de mise en œuvre, les formulations de mélanges et la rhéologie des matériaux granulaires à l’état frais et (2) sur les performances mécaniques et environnementales, notamment via des approches d’analyse du cycle de vie dynamique. Thibaut Colinart s’intéresse, tant d’un point de vue numérique qu’expérimental, au comportement hygrothermique des matériaux et des enveloppes et à la performance énergétique des bâtiments.
ID de réunion: 874 5430 2108
Code secret: 250339
Nicolas Coltice

Retrouver les traces des grandes étapes de l’histoire de la Terre dans les caractéristiques du corps humain.
Nicolas Coltice, professeur à l’Université Côte d’Azur nous propose d’appréhender l’histoire de la Terre par le biais des propriétés de notre corps, une manière de faire le lien entre géosphère et biosphère en prenant un exemple biologique hautement intéressant, puisque c’est notre propre corps. Il ne s’agit pas du tout de tenter de comparer la Terre à un être vivant mais bien de revoir les principales étapes et les grands évènements marqueurs de l’histoire de notre planète, de sa formation à aujourd’hui, tels qu’inscrits dans le corps humain, “invention” assez récente ayant intégré des innovations de la vie apparues pour certaines lors de changements majeurs de l’environnement terrestre.
Ainsi, si nous respirons sans y penser, on revoit ici les vertus du dioxygène mais aussi ses dangers (c’est un puissant oxydant dont les cellules doivent se prémunir) et comment ce gaz est apparu dans l’évolution de la vie puis a bouleversé l’environnement terrestre et amené au développement d’une respiration aérobie énergétiquement efficace. De même, notre rapport à l’eau, composé essentiel de notre corps et milieu chimique de réactions et échanges cellulaires multiples, est l’occasion de rappeler l’origine de l’eau terrestre, les étapes de formation des océans, milieu favorable à des réactions propices à l’émergence de la vie sur Terre. Chacun des 12 chapitres de ce livre replace un ou deux aspects “humains” dans son contexte terrestre d’apparition ou de développement. Seront ainsi passés en revue le développement placentaire, le développement des cerveaux, l’évacuation de la chaleur et la fascinante endurance du corps humain, notre horloge biologique et l’importance le la Lune non pas pour nous imposer le rythme des marées mais pour stabiliser la durée du jour terrestre que notre corps peut respecter un certain temps sans stimulation externe, l’émergence de la vie sur Terre et ses implications en termes de support et de squelette, l’importance des oligo-éléments minéraux…
Un biologiste verra d’un autre œil ses connaissances sur l’anatomie et le fonctionnement du corps humain en élargissant son point de vue. Un géologue retiendra les grands évènements terrestres connus grâce à des conséquences biologiques importantes faciles à retenir puisqu’inscrites dans son corps. L’enseignant de SVT y trouvera donc de quoi créer des liens entre ses connaissances variées et de quoi, peut-être, trouver des idées pour présenter certains cours ou les relier de manière non artificielle et inattindue à des connaissances antérieures, ce qui permettra aux élèves / étudiants de créér du lien entre leurs différents apprentissages. Surtout, tout un chacun en apprendra un peu plus sur l’histoire de la Terre, sur le corps humain et les grandes propriétés biologiques, et sera alors convaincu des liens intimes entre la vie et la Terre, cette planète qui l’a vu naitre, l’héberge, est marquée en retour par son développement en même temps qu’elle lui impose des contraintes et lui offre des opportunités.
Bien écrit, sans jargon inutile, agréable à lire, ce livre est à mettre entre les mains de tous les curieux de la nature au sens large. Il est à coup sûr à recommander à tous les élèves et étudiants du collège à bac+3, voire plus, car prendre du recul et se replacer dans un contexte plus large est souvent très utile dans des parcours disciplinaires spécialisés ou cloisonnés.

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Jeanne Brugère-Picoux
Jeanne Brugère-Picoux Professeur honoraire de pathologie médicale du bétail et des animaux de basse-cour (Ecole nationale vétérinaire d’Alfort), membre de l’Académie nationale de médecine, présidente honoraire de l’Académie vétérinaire de France
Au début de la croisière destinée à observer des oiseaux, la mort d’un passager néerlandais âgé de 70 ans (le 11 avril après avoir présenté des symptômes le 4 avril), quelques jours après son embarquement le 1er avril sur le bateau MV Hondius à Ushuaia, fut considérée comme naturelle avec un choc respiratoire. Mais lors du débarquement de son corps à l’escale de St Hèlène le 22 avril, son épouse âgée de 69 ans qui l’accompagnait, malade à son arrivée, ne pourra pas continuer son voyage, débarquée juste avant le départ de l’avion Johannesbourg-Amsterdam du fait de son état de santé à l’escale de Johannesbourg (elle y décédera le 25 avril). L’hypothèse d’une « épidémie » rappelant l’épidémie de Covid-19 sur le « Diamond Princess » deviendra évidente avec l’isolement d’un hantavirus « Andes » (mortel jusqu’à 38%) chez la néerlandaise décédée et l’observation d’autres cas : (1) un troisième chez un passager du bateau justifiant son évacuation pour des soins intensifs en Afrique du Sud ; (2) un quatrième avec le décès à bord d’une passagère allemande le 2 mai ; (3) des symptômes chez deux membres de l’équipage (évacués aux Pays-Bas, confirmés plus tard positifs). La situation s’est compliquée du fait que, sur les 30 passagers débarqués à St Hélène, il y a eu par la suite deux nouveaux cas confirmés (l’un est hospitalisé en Afrique du Sud et l’autre à Zurich) démontrant l’importance de rechercher les autres « cas contacts croisiéristes » avec la difficulté de tracer leurs voyages ultérieurs, 12 pays étant concernés (vols directs ou correspondances, arrêt dans certains pays, risque de contaminations secondaires…)
Cette traçabilité d’autres contaminations à partir de ces « cas contacts croisiéristes » est remarquable. Ainsi il a fallu aussi rechercher les « cas contacts non croisiéristes » ayant pris le vol international Ste Hélène-Johannesbourg puis le vol Johannesbourg-Amsterdam où fut présent convoyé le deuxième cas décédé. Au 10 mai 2026, aucun cas secondaire n’a été identifié parmi ces derniers (dans le premier vol parti de Ste-Hèlène, seul l’un des huit « cas contacts non croisiéristes » français identifiés fut sous surveillance du fait de symptômes discrets (avant d’être finalement testé négatif le 8 mai au soir). Il en est de même pour les 14 ressortissants français identifiés parmi les autres « cas contacts » du vol Johannesbourg-Amsterdam soit au 11 mai un total de 22 ressortissants français concernés et surveillés.
Cette traçabilité et la mise en place des mesures de sécurité strictes destinées à éviter la circulation de ce virus mortel varient selon les pays, mais une épidémie à l’image de la Covid est improbable malgré la capacité de transmission interhumaine du virus comme le démontrent les foyers observés dans les pays d’Amérique du Sud habituellement infectés (Chili, Argentine…). De plus le réservoir animal sud-américain de ce virus, le rat pygmée à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus) n’existe pas en Europe. L’homme se contamine surtout par inhalation d’aérosols contenant urine, salive ou fèces de rongeurs infectés.
La personne infectée sera super-excrétrice du virus jusqu’à 3 jours avant de présenter un syndrome pseudo-grippal parfois discret qui peut s’aggraver rapidement lorsque la personne n’est pas hospitalisée d’urgence dans un hôpital. Cette aggravation correspond à une endothélite (virale et inflammatoire) associée à une augmentation brutale de la perméabilité capillaire (syndrome cardio-pulmonaire) avec un taux de létalité important (en moyenne 40%). La progression rapide de l’œdème pulmonaire associé à un syndrome de détresse respiratoire aiguë, une hypotension, un choc cardiogénique (avec des conséquences hépatiques, rénales et spléniques) nécessite une intervention rapide notamment la mise en place d’une technique de circulation extracorporelle qui détourne la circulation sanguine assurant à la fois le rôle de pompe cardiaque et d'oxygénateur pulmonaire (ECMO ou Extra Corporeal Membrane Oxygénation).
Situation au 12 mai 2026
A la date du 10 mai 2026 le virus isolé apparait identique à celui qui sévit en Amérique du Sud ou le couple décédé a circulé avant leur embarquement mais des travaux sont en cours pour vérifier si il a subi une mutation ayant pu le rendre plus pathogène. Le délai de 4 jours entre l’embarquement et le début des symptômes chez le patient zéro témoigne d’une contamination antérieure à l’embarquement du 1er avril (et non liée à la présence de rongeurs sur le bateau). Face à ces cas liés au virus Andes sur un bateau de croisière, il est difficile de répondre à de nombreuses questions qui peuvent encore se poser, notamment sur la possibilité de cas asymptomatiques ou en cours d’incubation plus ou moins excréteurs du fait du caractère exceptionnel de cette situation. Si le risque serait modéré selon l’OMS quant à une contamination comme la Covid 19, il faut rappeler que, parmi les hantavirus, seul le virus des Andes se distingue par la possibilité d’une transmission interhumaine lors de contacts. Le confinement dans un milieu très clos (le bateau) peut expliquer la contamination qui a été possible avec cet hantavirus particulier à partir d’un patient zéro. Mais la particularité de connaître ce patient zéro dans le contexte d’une croisière et de pouvoir tracer les cas contacts primaires dans le bateau et secondaires pendant des voyages est une aide précieuse pour juguler par des mesures sanitaires d’autres contaminations et surtout de prendre en charge rapidement toute personne avertie d’une possible contamination dès les premiers symptômes.
Le10 mai le débarquement des passagers du MV Hondius a permis leur évacuation vers leurs pays respectifs. Parmi les cinq ressortissants français (dont deux vétérinaires) sous surveillance sanitaire pendant 72 heures à Paris à l’hôpital Bichat, une femme a présenté une hyperthermie pendant son transport et ce matin du 11 mai, l’infection par le virus des Andes a été confirmé alors que son état s’est dégradé nécessitant une réanimation (son état s’est stabilisé). Pour les quatre autres cas contacts français une quarantaine stricte de 15 jours est maintenant prévue en milieu hospitalier avec des contrôles réguliers pour surveiller une éventuelle phase prodromique de l’infection depuis les décrets. À l’issue d'une réunion interministérielle à Matignon le 11 mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu a renforcé aussi les mesures concernant les cas contacts non croisiéristes » en annonçant dans la soirée « pour tous les cas contacts, sans exception », une « quarantaine renforcée en milieu hospitalier », dans un message posté.
Combien de « cas contacts infectés » par ce virus Andes au 12 mai ? Sur les 17 passagers américains retourné au Nébraska, l’un s’est révélé positif et un autre serait suspect d’être infecté. Sur les 14 ressortissants espagnols débarqués hospitalisés l’un s’est révélé positif sans symptômes et un autre test doit confirmer cette suspicion. Il y aurait donc 10 cas confirmés d’hantaviroses dont 3 décès et un cas suspect au 12 mai 2026 et on ne peut pas exclure la possibilité d’autres cas dans les semaines à venir, justifiant la mise en place actuelle des mesures de précaution.
La seule étude très documentée sur le virus des Andes a concerné un foyer en Argentine avec quatre vagues successives de contaminations entre novembre 2018 et février 2019 conduisant à 34 cas et 11 décès (Martinez et al, 2020)*. La première transmission eut lieu lors d’un repas d’anniversaire avec un patient index contaminant ses 5 voisins dont l’un (patient 2) décédera après avoir infecté 6 personnes dont son épouse. Lors de sa veillée funèbre cette dernière, présentant déjà des symptômes, transmettra le virus à 10 personnes supplémentaires dont l’une contaminera 3 personnes.
Cette étude a permis d’estimer des temps d’incubation variant de 14 à 40 jours avec un taux de mortalité pouvant atteindre 38%, de souligner le risque de transmission secondaire pour les cas contacts (dont la possibilité d’une transmission nosocomiale) mais aussi d’un risque accru avec certains malades « super propagateurs » du fait d’une charge virale importante, un taux de reproduction de la maladie de 2,12 (représentant le nombre de cas secondaires contaminés par un malade diminuant à 0,96 lors de mesures sanitaires). La découverte de deux cas supplémentaires d’infection le 11 mai l’un en France (symptomatique), l’autre en Amérique (asymptomatique) témoigne de la vigilance nécessaire sur les cas contacts primaires (les croisiéristes) et secondaires (« cas contacts non croisiéristes » dont 22 ressortissants français actuellement répertoriés).
Un foyer humain lié à une hantavirose dans un cadre touristique est exceptionnel. On peut rappeler celui de l’été 2012 où un autre hantavirus connu en Amérique du Nord, le Sin Nombre virus fut à l’origine d’une série de pneumonies graves dans le parc national de Yosemite en Californie (10 cas confirmés avec 3 décès). A la différence du virus Andes (localisé en Amérique du Sud et seul hantavirus se distinguant par une transmission interhumaine), la contamination avait pour origine des souris se nichant dans l’isolant des parois d’un hébergement de camping. Ces cas cliniques furent très médiatisés pour alerter les touristes ayant pu être contaminés lors d’un hébergement dans le camping.
Quel risque en France avec les hantavirus ?
Contrairement au continent américain ou les hantavirus sont responsables d’un syndrome cardio-pulmonaire, les hantavirus rencontrés en Europe et en Asie sont à l’origine de fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR) avec un taux de létalité moindre (0,4%). (En Guyane des cas mortels ont été observés avec l’hantavirus Maripa transmis par des rongeurs sauvages).
Les quatre espèces d’hantavirus zoonotiques circulant sur le continent européen sont les virus Puumala (PUUV), Séoul (SEOV), Dobrava-Belgrade (DOBV) et Tula (TUV). Les plus importants en France sont PUUV et SEOV.
Les cas humains de FHSR dus à PUUV sont principalement détectés dans le quart Nord-Est du territoire où l’on peut observer des épidémies localisées. La contamination humaine est principalement associée à la présence de rongeurs sauvages qui vivent dans les habitations (granges, greniers, remises, cabanes abandonnées, etc.). L’Homme se contamine par contact avec les fèces, l’urine ou la salive du rat, généralement sous forme d’aérosols lors d’interventions dans les greniers ou les granges ou, plus rarement, par morsure. Entre 2012 et 2023, l’Institut Pasteur a recensé 1299 cas confirmés d’hantavirose (FHSR) liés au virus PUUV surtout dans le Nord-Est.
Les cas humains d’infection par le virus SEOV sont sporadiques et peut-être sous-estimés. Les enquêtes réalisées entre 2010 et 2012 dans le Rhône par Florence Ayral à l’école nationale vétérinaire de Lyon ont montré que 14% des rats étaient infectés ; (Bull Acad. Vét. De France, 2023). Mais le rat sauvage peut aussi contaminer d’autres rats (animaux de compagnie, de laboratoire, élevages pour nourrir des reptiles et vendus congelés...).
Ce n’est que depuis un peu plus de dix ans que l’on a découvert que les rats de compagnie pouvaient être aussi infectés par ce virus au Royaume-Uni, en France, aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Allemagne. Ce risque de transmission du SEOV par le rat de compagnie pourrait être supérieur à celui provoqué par les rongeurs sauvages du fait des contacts étroits entre le rat et son propriétaire, souvent un enfant. Ces cas liés aux rats de compagnie témoignent de l’importance en santé publique de cette hantavirose liée à un animal de compagnie non traditionnel (ACNT).
*Martinez et al, N Eng J Med, 2020, 383 ;2230-2241.
Gérard Guerrier

Ce livre relate l'histoire de Frederick Cook, médecin de formation, aventurier et explorateur par vocation, qui a terminé sa carrière dans la prison de Leavenworth pour escroquerie et
est mort dans la misère.
Ce livre relate l'histoire de Frederick Cook, médecin de formation, aventurier et explorateur par vocation, qui a terminé sa carrière dans la prison de Leavenworth pour escroquerie et
est mort dans la misère.
Ce personnage de Frederick Cook est particulièrement intéressant de par sa soif d'aventures au Groenland, en Alaska et surtout au pôle Nord. La compétition qu'il mena toute sa vie durant avec Robert Perry pour la conquête du pôle Nord l'a amené à mettre en jeu sa vie personnelle ,
familiale , professionnelle jusqu'à la faillite .
La revendication de la conquête du pôle Nord par F. Cook contestée en particulier par R. Perry, est présentée en détail de façon passionnante , sans que l'on puisse trancher finalement sur la véracité des récits de l'un ou l'autre.
Cette biographie se lit comme un roman, le lecteur se trouve embarqué avec F. Cook dans ses différentes explorations, vivant les nombreuses péripéties, ressentant les conditions météorologiques extrêmes et la précarité de ces aventures .
Serge Chambaud
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Conférence Un livre, une rencontre, dans le cadre des « jeudi du Cnam »
Jeudi 21 mai 2026 à 18h30 au Cnam (Paris)

L’énigme de la vie dans le cosmos de Thérèse Encrenaz, Directrice de recherche émérite au CNRS et à l’Observatoire de Paris et Athéna Coustenis, Directrice de recherche au CNRS et à l’Observatoire de Paris
La question d’une possible vie extraterrestre a toujours fasciné l’humanité. Au-delà des fantasmes et de la fiction, des scientifiques explorent aujourd’hui, avec une rigueur passionnée, les indices susceptibles de révéler des formes de vie, actives ou disparues. Ce livre invite les lecteurs à un grand voyage à la recherche de mondes potentiellement habitables, dans le Système solaire et au-delà.
Thérèse Encrenaz est astrophysicienne, spécialiste de l’étude du Système solaire et plus spécialement des atmosphères planétaires. Elle a écrit de nombreux livres de vulgarisation.
Athéna Coustenis est astrophysicienne, spécialiste de l’exploration des lunes glacées des planètes géantes, ainsi que de l’étude des exoplanètes depuis leur découverte.
Les jeudi du Cnam
Partenaires de longue date pour la diffusion des savoirs, le Cnam et l'AFAS proposent en 2026 une série de rencontres autour d'un ouvrage et son auteur/autrice. Objectif : rendre l'actualité des sciences accessible à toutes et tous.
À l’issue de chaque conférence, le public sera invité à dialoguer avec les intervenants et à poser ses questions.
Le jeudi, de 18h30 à 20h, au Cnam
Entrée gratuite sur inscription et/ou dans la limite des places disponibles.

Les intervenants :
Intervenants :
Elsa Huby, astronome au Laboratoire d’Instrumentation et de Recherche en Astrophysique (LIRA) de
l’Observatoire de Paris
Oussama Rchaki, ingénieur en traitement d’images et IA chez Satlantis France
Modérateur :
Jordan Slimani, chargé des collections de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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Cette conférence a pour but de présenter les avancées récentes en imagerie scientifique et spatiale à travers deux domaines complémentaires : la polarimétrie et l’astrophotonique, illustrant les liens entre recherche scientifique, instrumentation et applications industrielles.
La première partie de la conférence sera présentée par Elsa Huby, astronome au Laboratoire d’Instrumentation et de Recherche en Astrophysique (LIRA) de l’Observatoire de Paris et introduira l’astrophotonique, discipline à l’interface de l’astronomie, de l’optique et de la photonique. Elle montrera comment les technologies photoniques intégrées repoussent les limites de l’imagerie astronomique à très haute résolution, depuis les grands télescopes jusqu’aux dispositifs miniaturisés sur puces.
Dans une seconde partie, Oussama Rchaki, ingénieur en traitement du signal, imagerie et intelligence artificielle, évoquera la polarimétrie appliquée à l’imagerie satellitaire. Il y abordera les principes de la lumière polarisée, les méthodes de mesure et de reconstruction d’images, ainsi que les notions de multi‑spectral et d’hyperspectral. Les applications industrielles, les missions spatiales, les enjeux de souveraineté et le projet FusePola (France 2030) illustreront le rôle central de l’IA dans la fusion de données à haute résolution.
Cycle de conférences
Pour le Développement des Sciences et de l'Innovation (PDSI) au service des transitions
Rencontres d’information scientifique et technologique, à visée pédagogique et didactique, autour d’un scientifique et d’un acteur socio-économique, qui présentent une thématique à travers leurs connaissances et leurs expériences, contribuant à décrypter et présenter des solutions répondant aux enjeux de transition économique, sociétale, technologique, numérique et/ou environnementale.
Partenariat : AFAS – Société d'encouragement pour l'industrie nationale – Société des ingénieurs et scientifiques de France (Ile-de-France)
Avec le soutien d'EcoLearn, MR21, e5t, BNI Saint-Germain-des-Prés, Pariscience, Cnes, CNRS, ABG
Conférence-débat
Mardi 19 mai 2026 à 14h30 à l'Institut Curie, Paris


Avec
avec Hervé Platel, Professeur de neuropsychologie et Directeur de l'U1077 INSERM, Université de Caen-Normandie.
Modératrice : Anita Bento, Chargée de veille scientifique honoraire au Ministère de la Défense.
Hervé Platel utilise la musique et les techniques de neuroimagerie pour étudier les fonctions cognitives et mettre en évidence les substrats neuronaux de la perception.
Cette méthode originale d’investigation offre de nouvelles possibilités cliniques tant pour le diagnostic que pour la prise en charge des patients présentant différentes pathologies du cerveau.
Conférence-débat à l'Institut Curie (amphithéâtre Hélène Martel-Massignac)
11-13 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris
Entrée gratuite, sur inscription préalable obligatoire (via le formulaire de contact ou à afas@afas.fr).
Organisée par Chercheurs Toujours - Association française des chercheurs seniors, en partenariat avec l'AFAS








