Les batteries, c’est quoi et comment ont-elles évolué?

« Pour le Développement des Sciences et de l’Innovation (PDSI) au service des transitions »
Jeudi 13 juin 2024 à 18h à l’Hôtel de l’industrie, Paris, et sur YouTube


 

 
Avec les interventions de :
Jean-Marie Tarascon, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire «Chimie du solide et énergie»
Didier Guillonnet, président-directeur général d’AZA Battery
 
Modérateurs :
Jean-François Fauvarque, professeur émérite au Conservatoire national des art et métiers
Sylvianne Villaudière, vice-présidente de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale et co-fondatrice du Cercle de l’expertise à mission (CEM)
 
 
Une batterie est un système électrochimique fermé capable de stocker et de restituer l’énergie électrique.
Les batteries rechargeables présentent plusieurs avantages :

  • disponibilité : leur mise en service est instantanée ;
  • souplesse : elles fournissent une puissance adaptable à la demande dans la limite de leur puissance maximale ;
  • discrétion : elles sont silencieuses ;
  • autonomie : la capacité et la tension nominales sont les données de base d’une batterie commerciale, par exemple batterie de démarrage : 12 volt, 30 Ah, soit 360 Wh d’énergie électrique stockée à l’état chargé ;
  • cyclabilité et donc durée de vie.

Mais elles doivent aussi être vertueuses vis-à-vis de l’environnement, sûres et de bas coûts.
Le premier conférencier montrera comment les chercheurs et les ingénieurs ont réussi à rendre les batteries rechargeables de type Li-ion ou Na-ion plus capacitives, plus commodes d’emploi et plus fiables.
Depuis plus de cent ans, les fabricants produisent des piles zinc-air, non rechargeables, dont la capacité atteint 500 Wh/kg, et peu coûteuses. Des recherches sont activement menées pour réaliser des batteries rechargeables métal-air. Actuellement, le développement des batteries lithium-air est au point mort en raison de la difficulté que présente, entre autres, l’utilisation d’électrolytes organiques. En milieu aqueux, le zinc est le métal le plus réducteur qui puisse être rechargé.
Le second conférencier présentera le développement de la batterie zinc-air rechargeable et ses usages potentiels.


Jean-Marie Tarascon est un spécialiste de la chimie du solide et d’électrochimie. Membre de l’Académie des sciences depuis 2004, il intègre le Collège de France en 2014. Tout au long de sa carrière, il a su mener de front recherches fondamentales et applications de ses travaux, sans jamais faire de concession à l’excellence scientifique. Directeur du laboratoire Chimie du solide et de l’énergie (CNRS/Collège de France/Sorbonne Université), à la tête du Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E), il navigue depuis le début de sa carrière – passée aux États-Unis – de l’idée à l’objet, à l’interface du monde académique et du tissu industriel.

Didier Guillonnet a commencé sa première vie professionnelle entre le développement de logiciels et l’électronique numérique. Il a ensuite géré plusieurs startups liées : Recherche fondamentale en biologie (Digibio, Paris, France) ; Interaction entre l’électromagnétisme et les systèmes / eau biologiques Hightech Manufacturing (BCG Production, Arménie); Production de pièces de saphir optique de haute qualité / haute précision pour les applications biomédicales et laser; et enfin R&D en électromobilité (batterie AZA, Arménie et France).

Jean-François Fauvarque est professeur émérite au Conservatoire national des Art et Métiers, titulaire de la chaire d’électrochimie industrielle de 1987 à 2006. Ancien élève de l’ENS (promotion 1958), il est professeur à l’université Paris-Nord en 1974, et ensuite directeur adjoint du département chimie du CNRS de 1980 à 1983, puis il rejoint les Laboratoires de Marcoussis (Centre de recherches Corporate d’Alcatel Alstom) où il travaille (1983-1990) comme chef de projet sur les batteries (alcalines, sodium-soufre, lithium rechargeable…), les procédés électrochimiques (électrolyse, électrosynthèses) et les matériaux polymères. Il a été président, puis vice-président du groupe électrochimie de la Société chimique de France, et aussi président du Comité des arts chimiques de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale.

Diplômée de l’IEP de Paris, Sylvianne Villaudière est experte en stratégie d’alliance, transition écologique et développement durable des entreprises et territoires, avec un parcours de consultante et dirigeante d’entreprises. Elle a co-fondé le Cercle de l’expertise à mission (CEM). Elle est vice-présidente de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale.


INSCRIPTION
 

Cycle de conférences
Pour le Développement des Sciences et de l’Innovation (PDSI) au service des transitions

 
Rencontres d’information scientifique et technologique, à visée pédagogique et didactique, autour d’un scientifique et d’un acteur socio-économique, qui présentent une thématique à travers leurs connaissances et leurs expériences, contribuant à décrypter et présenter des solutions répondant aux enjeux de transition économique, sociétale, technologique, numérique et/ou environnementale.
 
3e jeudi du mois, de 18h à 19h30
à l’Hotel de l’industrie, 4 place Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris
Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles.
Inscription préalable obligatoire (en présentiel ou distanciel)
 
Partenariat : AFAS – Société d’encouragement pour l’industrie nationaleSociété des ingénieurs et scientifiques de France (Ile-de-France)Association Bernard Gregory – CNRS
Avec le soutien d’EcoLearn, MR21 et e5t