Insectes : aliments du futur ?

Pour le Développement des Sciences et de l’Innovation (PDSI) au service des transitions
Jeudi 17 décembre 2020 de 18h à 19h30, en visioconférence via l’application Zoom


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Voir le PowerPoint de la conférence de J. Brugère-Picoux (© 2020 J. Brugère-Picoux, tous droits réservés)
 
 
Insectes : aliments du futur ?
 
Avec l’intervention de :
Jeanne Brugère-Picoux, professeure honoraire de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort
Jean-Gabriel Levon, co-fondateur d’Ÿnsect, une entreprise française leader mondial dans l’élevage d’insectes et leur transformation en ingrédient premium à destination de la nutrition animale et végétale

 
Avec l’accroissement de la population mondiale qui concerne surtout les pays en développement (évaluée à 7,6 milliards d’habitants aujourd’hui, 9,8 milliards en 2050), on estime que la demande mondiale en protéines animales (lait, œufs, viandes) va s’accroître de 100% d’ici l’an 2050, du fait de l’accession à la classe moyenne de centaines de millions de ménages sortis de la pauvreté dans les pays émergents.
La consommation de viande subit une évolution aux implications multiples (importantes variations selon les pays, évolution différente selon les espèces consommées, tendances sociétales à l’encontre de la consommation de viande, crises sanitaires). Il en est de même pour le lait et les produits laitiers, les œufs et les ovoproduits, les poissons, voire les insectes.
Face à ces enjeux, il importe d’assurer partout dans le monde une plus grande valorisation des denrées alimentaires d’origine animale en diversifiant les apports en protéines, notamment avec l’entomophagie. Si les insectes représentent un apport non négligeable dans l’alimentation animale, notamment chez les volailles, leur utilisation en alimentation humaine est encore limitée en Europe face aux conditions sanitaires requises pour ce type d’aliment pourtant consommé dans de nombreux pays.

Dans ce contexte, les consommateurs sont-ils prêts à évoluer ? Les industriels préparent-ils une nouvelle révolution des pratiques tenant compte des transitions dans ce secteur économique ?


Professeure honoraire de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (Pathologie médicale du bétail et des animaux de basse-cour), Jeanne Brugère-Picoux est membre de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie vétérinaire de France, et membre fondateur de l’European Society on Emerging Infections (vice-présidente).
Elle a été membre de comités français sur les encéphalopathies transmissibles subaiguës des ruminants (1996-2002), membre du comité scientifique européen sur les « mesures vétérinaires en relation avec la santé publique » (2000-2003), et membre du comité scientifique européen
ad hoc sur les prions (2001-2003).

Parmi les quatre fondateurs d’Ÿnsect, Jean-Gabriel Levon est le directeur impacts. Ingénieur de l’Ecole Polytechnique et diplômé d’HEC, il est en charge de la gestion des activités de production. Avant de cofonder Ÿnsect, Jean-Gabriel était consultant en projets industriels chez Schlumberger.
HEC School of Management, Master – Domaine d’études Strategic Managment et École polythechnique, Master Economique et biologique.


 
Inscription
 
Cette conférence sera organisée en visio via l’application Zoom.
Le lien Zoom de participation sera transmis ultérieurement aux inscrits.
 

Cycle de conférences
Pour le Développement des Sciences et de l’Innovation (PDSI) au service des transitions

 
Rencontres d’information scientifique et technologique, à visée pédagogique et didactique, autour d’un scientifique et d’un acteur socio-économique, qui présentent une thématique à travers leurs connaissances et leurs expériences, contribuant à décrypter et présenter des solutions répondant aux enjeux de transition économique, sociétale, technologique, numérique et/ou environnementale.
 
3e jeudi du mois, de 18h à 19h30
 
En partenariat avec la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, la Société des ingénieurs et scientifiques de France (Ile-de-France) et l’Association Bernard Gregory
Avec le soutien de la Banque des territoires, de MR21/EcoLearn et du collectif étudiant Pour un réveil écologique